Rexel – 2
Rexel fait de la décentralisation un levier pour ancrer une culture d’apprentissage durable
Rexel est un distributeur mondial de matériel électrique, spécialisé dans la revente d’équipements et de solutions liées à l’électrification et à la transition énergétique, au service des professionnels de la construction, de la rénovation et de la maintenance des bâtiments et des infrastructures. Présent dans une vingtaine de pays, comptant plus de 27 000 collaborateurs répartis sur 8 langues, et avec la décentralisation comme part intégrante de son ADN, Rexel répond aux besoins des secteurs de l’industrie, de l’habitat et du tertiaire.
90%
de collaborateurs actifs sur la plateforme avec une activité de formation
+15%
de temps passé en formation en 2025
25h
de formation par personne et par an
Le défi
Faire vivre une culture d’apprentissage après le lancement du LMS, dans un groupe décentralisé
Après avoir migré, en seulement quatre mois, d’une multitude de LMS vers une plateforme centralisée fournie par Docebo, Rexel a obtenu un effet « wow » immédiat, avec d’excellents retours quantitatifs et qualitatifs. Mais une action d’éclat comporte un risque : quelques mois plus tard, le soufflé peut retomber si rien ne vient l’entretenir. L’enjeu n’était donc plus de lancer un outil, mais d’en faire le socle d’une véritable culture d’apprentissage qui dure — un véritable « épisode 2 ».
Cet enjeu se heurtait à une tension de fond. Une culture d’apprentissage est souvent pensée comme une ambition universelle, alors que la décentralisation est, par définition, plurielle. Avec une vingtaine de pays, huit langues et une décentralisation inscrite dans son ADN, Rexel ne pouvait pas imposer un modèle 100 % centralisé, descendant et uniforme : « on savait que ça ne pouvait pas marcher chez Rexel ».
À cela s’ajoutait un contexte métier exigeant. Comme tous les acteurs de la distribution, Rexel voit ses produits, ses solutions et le positionnement attendu auprès de ses clients évoluer de manière continue et drastique. Sans développement permanent des compétences des collaborateurs, l’entreprise est « littéralement morte ».
Enfin, deux freins étaient remontés directement des apprenants :
- Un déficit de contenu adapté à leur poste, à leur rôle et à leurs besoins de développement.
- Une difficulté d’accès : un temps précieux, pas le temps de se perdre dans un outil pour trouver le bon contenu.

“ Nous ne voulions pas voir la décentralisation comme un frein au développement d’une culture d’apprentissage, mais comme un véritable levier pour l’ancrer, voire l’optimiser. ”
Geoffrey Écarnot
Group Learning Officer, Rexel
La solution
Transformer chaque pays en laboratoire d’expérimentation, dans un cadre commun
Plutôt que d’imposer une culture d’apprentissage unique et centralisée, Rexel a choisi d’embrasser sa décentralisation et d’en faire un moteur, en s’appuyant sur les fonctionnalités de Docebo et sur l’ensemble des acteurs de sa chaîne de valeur learning : RH locales, experts métiers, managers, dirigeants et, au centre, l’apprenant.
Une vingtaine de laboratoires d’expérimentation Chaque entité locale a reçu carte blanche pour créer ses propres parcours, tutoriels et architecture d’apprentissage — à une condition : respecter un cadre clair sur l’emplacement des contenus, des parcours et des pages, pour que chacun puisse les voir et s’en nourrir. Résultat : une vingtaine de situations, une vingtaine de problématiques et autant de manières différentes de les résoudre. Au lieu d’une approche unique, le groupe dispose d’une globalité de best practices, chacun pouvant suivre les évolutions de chaque pays.
Des communautés apprenantes qui fédèrent et partagent Pour diffuser ces bonnes pratiques, Rexel a instauré des échanges réguliers et mensuels — entre le groupe et chaque pays, et entre les pays eux-mêmes — afin de partager les meilleures pratiques et de les déployer ailleurs, y compris dans des zones qui échangeaient peu auparavant. Une formation à la vente destinée aux managers, créée en Australie, est aujourd’hui déployée au Canada et en Slovénie ; un parcours d’onboarding manager conçu aux États-Unis est désormais utilisé en Allemagne — ce qui n’aurait pas été possible dans la culture Rexel d’avant.
La démocratisation de la création de contenu Le Content Creator de Docebo, permet de partager du texte, des vidéos, des quiz et des flashcards en quelques clics, et de capter facilement l’expertise en présentiel. Un véritable game changer pour les pays de taille moyenne et plus réduite, historiquement moins dotés en ressources. Cette facilité a permis d’identifier et d’onboarder des experts, notamment commerciaux : une cinquantaine d’acteurs métiers accompagnent désormais les équipes locales, en particulier dans les pays de moins de 500 personnes, pour créer un contenu au plus près de leurs besoins.
Un catalogue enrichi et accessible Rexel a contractualisé avec le fournisseur de contenu Go1, donnant accès à plus de 65 000 ressources. Fidèle à sa logique de décentralisation, chaque pays décide de son usage : catalogue en libre-service pour les entités anglophones, ou sélection curatée par les responsables RH et métiers pour enrichir les parcours existants.
Des managers acteurs du développement En quelques clics, un manager peut assigner une formation pertinente à un collaborateur et suivre, via une Power BI déjà intégré, l’avancement de ses formations — suivies, obligatoires ou en cours. Une attente de longue date, qui repositionne le manager comme un expert du développement de ses équipes, dans une logique de mentoring et non de contrôle.
Un accès accéléré grâce à l’IA Au-delà d’une simple barre de recherche, l’IA conversationnelle de Docebo permet de formuler un besoin en langage naturel et d’obtenir, non pas une liste interminable, mais trois formations ciblées — avec la possibilité de dialoguer pour affiner. Lors de la Global Learning Week, Rexel a aussi déployé des formations animées par un présentateur IA dans ses huit langues. Le backlash redouté n’a pas eu lieu : un succès, désormais étendu aux formations complémentaires et aux mises en situation, par exemple en cybersécurité.
Le pilotage par la donnée pour les dirigeants Avec Docebo Insights, les équipes créent en quelques clics des tableaux de bord partagés aux comex et aux dirigeants pays : nombre de formations et d’heures réalisées, heures sur des formations non obligatoires, suivi de la conformité. Au Royaume-Uni, le service IT a ainsi construit un suivi dédié aux campagnes de phishing — preuve que la culture d’apprentissage se diffuse jusqu’au niveau décisionnel.
“ Chaque entité est devenue un laboratoire d’expérimentation : une vingtaine de pays, une vingtaine de façons de résoudre les mêmes problèmes, et autant de best practices que tout le monde peut s’approprier. ”
Geoffrey Écarnot
Group Learning Officer, Rexel
Les résultats
Une culture d’apprentissage ancrée et mesurable à l’échelle du groupe
2025, première année pleine d’exploitation après un lancement intervenu au printemps 2024, confirme l’efficacité de la stratégie :
- 90 % de collaborateurs actifs sur la plateforme avec une réelle activité de formation.
- +15 % de temps passé en formation par rapport à 2024.
- Une hausse des taux de complétion, sur les formations obligatoires comme non obligatoires : les apprenants ne se contentent pas de se connecter, ils vont au bout des contenus.
- 25 à 26 heures de formation par personne et par an au sein de Rexel.
Au-delà des chiffres, la stratégie a produit des effets structurants : une circulation inédite des bonnes pratiques entre des pays qui échangeaient peu, l’émergence d’une cinquantaine d’experts métiers contributeurs, et une adoption réussie de l’IA, accueillie favorablement par les équipes.
Les 10 % restants concernent principalement les populations des centres logistiques, plus difficiles à intégrer à l’outil — un chantier en cours, notamment via des dispositifs partagés et l’équipement en téléphones professionnels.
Et après ? Rexel ne compte pas s’arrêter là. Les prochaines étapes visent à recentrer la formation sur une logique de compétences et à l’intégrer directement dans les plans de mobilité interne, en s’appuyant sur l’intégration de 365Talents dans l’univers Docebo et sur le nouvel ATS lancé en 2025. À terme, la fonctionnalité Learn Data doit permettre de relier les données de Docebo aux données métiers afin de corréler actions de formation et performance — et d’objectiver l’impact business de la formation.
Le tout reste guidé par trois axes majeurs : la personnalisation des contenus et de l’expérience apprenante par pays, le contenu de terrain créé par les pays et les experts, et l’intégration des parties prenantes — des managers jusqu’au comex.asser d’une solution fragmentée à un écosystème SaaS unifié et performant. La plateforme ne se contente pas d’héberger du contenu : elle soutient la transformation digitale du groupe en rendant l’apprentissage accessible, pertinent et parfaitement intégré au flux de travail des créateurs de demain
“ Avec Docebo, la décentralisation n’est plus un obstacle : c’est ce qui nous permet de faire vivre une culture d’apprentissage partagée, du terrain jusqu’au niveau décisionnel. ”
Geoffrey Écarnot
Group Learning Officer, Rexel
